La situation privilégiée de Najac a de tout temps aidé la bastide à commercer, de nombreuses foires et marchés y étaient organisés. A Najac, le quartier haut datant du 15ème siècle se distingue par l'élargissement de la rue qui devient une vaste place.


Najac occupe un massif escarpé où le schiste et le gneiss imposent d’étonnantes tonalités au paysage. La couverture végétale des gorges, dans lesquelles étaient cultivés autrefois le chanvre et le lin, est foisonnante. Elle se distingue de celle des collines sur lesquelles les conifères ont progressivement supplanté les vignes et les vergers, ainsi que les forêts de chêne et de châtaignier dans lesquelles paissaient les troupeaux.
Le village, qui s’organise de part et d’autre d’une longue rue principale reliant le quartier de la Pause à la place du Barry, s’étire d’est en ouest le long d’une étroite arête rocheuse au bas de laquelle serpente un méandre de l’Aveyron. Telle une sentinelle, Najac surveille la rivière que deux ponts datant de l’époque médiévale permettent de franchir, et une vallée constituée de bois et de pâturages.
Ce village-rue d’une longueur exceptionnelle, dont le château fort occupe le point culminant du promontoire, et qui a su coloniser les pentes abruptes de la roche, est bordé par une multitude de terrasses à l’emplacement desquelles s’élevaient autrefois des habitations et des vignes.
Najac est comme un livre ouvert. Il conserve en effet de nombreux édifices religieux, les vestiges de fortifications, des demeures médiévales dont les toits sont couverts de lauses de schiste, ainsi qu’une architecture traditionnelle de grande qualité, dont la diversité des matériaux, des techniques et des formes témoignent de son évolution.
